lundi 10 janvier 2011

Éphémérides magistériennes


Pour bien enraciner 2011 dans un tonus de vie qui ne se dément pas, voici quelques rappels de ce que furent nos temps de grâces et de célébrations "chrismatiques" Merry Christmas" 


Périodes des Fêtes 1958


            Voici quelques traits du quotidien. Des choses qui nous paraissent plutôt banales plus de 50 ans après. Mais vécus pour la première fois « in illo tempore », ces événements prenaient une certaine importance.  En voici quelques extraits.

Le samedi 20 décembre : Après dîner, je m rends à la maison généralice avec le frère Marcel pour pratiquer la messe de Noël. Nous revenons en auto avec le frère directeur Victorius.

Le mardi 23 décembre :  Nos cours se terminent ce midi. Après dîner, nous allons pratiquer la messe et les chants de Noël.  Retour sous  une pluie torrentielle. Tram bondé : j’ai eu toutes les misères à en sortir.

Le mercredi 24 décembre :  à 16 h 30, le frère Charles-Yvon vient nous chercher pour l;a maison généralice. À notre arrivée, nous apprenons la nomination des nouveaux provinciaux de Granby et d’Espagne ainsi que leurs conseillers  ( Je n’en avais pas écrit les noms).  Nous recevons du Révérend Frère Josaphat un disque des « Petits chanteurs de Granby ».

Messe de minuit diacre et sous-diacre. Nous exécutons une belle « Piccola messa » à 2 voix égales. J’ai un solo dans le credo avec le frère Pierre-André (?). Nous chantons des Noëls en 6 langues : français, anglais, latin, espagnol, italien et malgache.

À la communion, les Sœurs renouvellent leurs vœux. À 1h 40, tout était terminé. … Comme cadeaux, les grands novices ont reçu leur chapeau romain.  Cette année, pour la première fois (comme quoi on n’arrête pas le progrès) il y avait deux arbres de Noël : un dans la salle de communauté des frères et l’autre dans la salle de récréation des grands novices…

Dîner succulent avec dinde, vin et champagne (sans doute de l’ASTI SPUMENTE).  Le père Larammé, s.j. était des nôtres. Comme c’est la fête patronale des religieuses ( Ancelle del Bambino Gesù) nous lavons la vaisselle ce midi et ce soir… On vient nous reconduire en auto vers 21 h 15.

Le samedi 27 décembre :  Nous attendions la visite des grands novices cet avant-midi, mais ils n’ont pu venir… À 16 h, le frère Victorius vient nous chercher en cammionnette. Souper au noviciat en l’honneur du père Larammée.  À 20 h, séance au cours de laquelele je chante avec le frère Marcel « Joy to the Wolrd » et « Deck the Hall ». (Le petit programme imprimé que je possède indique aussi une Récitation du frère Louis-Omer et une pîèce d’accordéon exécuté par le frère Jean-Pierre. Quand je dis « exécuté », vous comprenez…ah! ah!)  Retour en voiture vers 21 h 45.


Le lundi 29 décembre :  À 14 h 30, nous partons avec les deux autos de la maison généralice pour Grottaferrata Les juvénistes jouent au foot contre les frères. Le frère Innocencio compte 4 buts. Les juvénistes sont actuellement au nombre de 31 à partir de 11 ans.  Trois frères italeins s’occupent d’eux.

Après la visite de la maison et un léger goûter, nous partons pour Albano. Nous nous arrêterons un moment près du lac Albano : quelle perle enchâssée dans la verdure!  Nous arrivons vers 16 h 45. Les jeunes nous baisent tous la main! Nous visitons la maison : c’est très bien, mieux que je le pensais.  Accueil des plus charmants! Une délicieuse collation nous fut servie. Retour vers 18 h. Voyage des plus intéressants et des plus instructifs!

Le mercredi 31 décembre :  (Après-midi consacré à la visite des crèches de Noël aux alentours de Mascherone) À 19 h 30, heure sainte pour terminer l’année. Après souper, à la TV : beau résumé de l’année. Vers minuit, il y a des feux d’artifices et des « pétards » en quantité jusqu’à 1 h.  Après l’échange des vœux, dodo.

Le jeudi 1er janvier 1959 :  Vers 11 h 20, je pars avec le frère Louis-Omer pour la Casaletto. Dîner regroupant toute la communauté… Depuis deux jours, une vingtaine de jeunes collégiens de Lorient (Bretagne) sont ici. Ils sont charmants et nous causons avec eux.

Le samedi 3 janvier 1959 : Vers 11 h 30, je pars pour le Cristo Re. À 13 h, la curie généralice, les grands novices et nous-mêmes prenont un délicieux banquet avec les frères du collège. Ils ont une magnifique propriété. Après le banquet (2 heures à table), je reviens avec le frère directeur. (Lequel?)

Le dimanche 4 janvier : Cet après-midi, quelques frères se rendent à la maison généralice des F.É.C. pour une réunion d’amitié.  Pour ma part, je reste à la maison pour bûcher dans ma dissertation ( Laquelle?).

Le mercredi 7 janvier :  J’ai un peu de nausée. Je m’absente après le 2e cours; repos, puis ça va mieux.

Le dimanche 11 janvier :  Le frère Jean-Pierre s’étant abonné à la discothèque de St-Louis-des-Français, nous recevons de nouveaux disques à écouter assez fréquemment…. Je découvre « Le Tombeau de Couperin » de Maurice Ravel. (Pour la petite histoire : j’ai écouté la même œuvre à l’Orchestre symphoniqe de Sherbrooke le 22 novembre dernier).
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Merci Laurent pour ces cadeaux! On en veut encore!

Ces éphémémérides qui gardent toujours la fraîcheur des Noël dans la ville éternelle étaient précédées par la diligence de Laurent, d'une autre série non moins importante qui couvre nos premières semaines à Jesus Magister du 28 octobre au 11 décembre 1958.

 Je m'excuse auprès de Laurent du retard apporté à les inscrire.
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Éphémérides de Jésus Magister, 1958.


Je passe sous silence le « HABEMUS PAPAM » du 28 octobre 58  et le couronnement du bon pape Jean XXIII du 4 novembre, deux événements auxquels j’assistais et dont ma description  s’étale sur plusieurs pages.

Allons-y avec quelques notes d’organisation qui nous feront sourire. De nos jours, tout se règlerait en un tour de main.  Mais autre temps, autres mœurs!

Mercredi 29 octobre.  Le frère Victorius (Maurice Boisvert, directeur de la maison généralice) est venu nous apporter des tasses et cuillères pour la collation. Il ne manque plus que le petit poêle.

Jeudi le 30 octobre.   Notre frère directeur achète un petit poêle électrique et une bouilloire pour la collation.

Lundi 3 novembre. Cet avant-midi, je suis allé avec le frère Victorius et le frère Louis-régis acheter un appareil de radio combiné… Haut-parleur de 10 pouces, ondes courtes. Il a coûté environ 110.00 $. Nous le recevrons à 16 h cet après-midi.

Mercredi 5 novembre.  Notre professeur d’apologétique est arrivé. Il est très intéressant. (Dommage que je n’ai pas écrit son nom…). Don Molari fait des efforts en français.  À 18 h, panne d’électricité temporaire. ( la première d’une longue suite…)

Mardi 11 novembre.  Hier, je me suis rendu à la maison généralice avec le frère Louis-Omer pour emprunter un dactylo. Aujourd’hui, le frère Victorius m’apporte un dactylo Royal pour quelques jours en attendant d’avoir la permission d’en acheter un.

Mercredi 12 novembre.  Au dîner, un prêtre des Majorques  vient prendre place avec nous pour apprendre le français. Au souper, un autre Espagnol, sans tambour ni trompette, s’installe à l’autre table. La boîte de biscuits de la collation a beaucoup diminué ces jours-ci!

Vendredi 14 novembre.  À la collation, nous recevons la visite du frère Alexis, assistant. Il vient prendre note de nos  griefs pour en parler à la réunion de demain.

Samedi 22 novembre.  A la collation, le frère directeur nous donne une tablette de chocolat pour célébrer la fête des musiciens.  Enfin on commence à chauffer.

Lundi 8 décembre.  Congé! En plus des deux messes du matin, il y a une grand-messe diacre et sous-diacre à 10h 45. Grand banquet à 13 h qui réunit toute la maisonnée dans le grand réfectoire. Le frère Gonzague est invité. Nous sortons de là vers 14h 45.  Nous recevons la visite des frères Antoine et Jean-Pierre (grands novices d’Arthabaska). Vêpres solennelles à 19h 45.

Jeudi 11 décembre. Nous recevons la visite des frères Bruno et Gaétan, assistants généraux, qui sont arrivés hier du Canada.  Nous recevons aussi nos dactylos ROYAL : très beaux!

mardi 19 octobre 2010

Souvenirs du frère Louis-Régis et rêves notre jeune Cappelli rossi

D'abord le rêve de notre truculent givanne notre gnome et troubadour virtuellement présnet à la cérémonie de canonisation de saint André Bessette::

...Lorsqu'un jour qui n'est pas très loin, le frère Raymond-le-Nabi  ira rejoindre le frère André-le-Thaumaturge dans la gloire du Bernin à la suite de sa canonisation par le pape Marcello XVII, peut-être pourrons-nous alors aussi, toi et moi, aller assister à une messe solennelle célébrée par le cardinal Laurent Normandin, archevêque de Sherbrooke, dans la basilique San Raimondo fuori le mura sise entre Fregene et Ostia ?  Chi lo sa.... !
et, fouillant dans mes archives j'ai retrouvé une lettre que m'avait adressée notre éminent supérieur Frère Louis-Régis. Pour lui rendre hommages et prolonger sa présence à nos échanges, je la reproduis ici.
                                à éclairer le problème.  Frère Louis-Régis s. c.
 Trucs de navigation:

Pour rendre la lettre du frère Louis Régis plus facile à lire, vous n'avez qu'à faire un double clic sur la lettre puis avec la roulette de la souris tout en enfonçant la touche CONTROL (ctrl) vous ajustez le texte à la largeur de votre écran.
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Bonne lecture.

Florian

lundi 4 octobre 2010

Jesus Magister 1962 par frère Albini S. C.

Voici un article sur Jesus Magister publié dans La Voix 1962 par Frère Albini S.,C.








vendredi 1 octobre 2010

vendredi 24 septembre 2010

ÉPHÉMÉRIDES MAXIMIENNES

Le frère Laurent Normandin S. C. alias Frère Maximien S. C. était du nombre des huit pionniers frères du Sacré-Cœur inscrits pour trois ou quatre années d’études en sciences religieuse à l’institut Jesus Magister de l’Université du Latran, à Rome, en 1958. Pendant ces années, frère Maximien a rédigé régulièrement son journal personnel. Comme il a fait la traversée de Montréal à Liverpool avec nous (frère Raymond et moi-même) sur l’Empress of Britain, les bribes de ses éphémérides qu’il nous livre ici complètent et précisent heureusement le récit de cette traversée que j'ai publié au feuilleton no 21 de mes mémoires.


Frère Normandin, toujours en service, est présentement agent de Pastorale à l’École Secondaire de Sherbrooke.


Cordial merci à Laurent, si chaleureusement connu sous le pseudonyme de Bo-Max, pour cette importante et généreuse contribution à la mémoire de ces temps qui nous ont faits.

Florian
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Quelques extraits des éphémérides maximiennes. Septembre 1958.

Sur l’Empress of Britain (Du 16 au 23 septembre 1958)

Du mardi 16 septembre : Me suis levé à 5 h 20… en route vers Montréal, juste avant d’arriver à Omerville, crevaison en avant, à droite. À Magog, pendant que mes confrères déjeunent, je vais faire réparer le pneu. Départ à 7 h 30 (de Magog) avec le frère Charles-Étienne pour Granby. Nous faisons monter un bénédictin en cours de route… Nous arrivons au port à 10 h. Les frères d’Arthabaska sont là avec le frère Barnabé.

Je suis dans la chambre A 138 avec le frère Anselme (Rimouski) et un certain monsieur Weedon de Londres… Le bateau quitte le port à 12 h. Nous passons au Cap-de-la-Madeline vers 16 h 30. Des frères sont sur le quai et nous saluent de loin. Nous passons sous le pont de Québec à 20 h 55. Arrêt au large pour prendre des passagers… Je me couche avec un petit « Brandy ». Nuit excellente au 2e étage du lit superposé!

Du mercredi le 17 septembre : À 6 h 30, nous étions à Pointe-au-Père. Nous avons deux prêtres de Sherbrooke à bord : messieurs les abbés Leclerc et Thibaut. Je sers la messe de l’abbé Leclerc à 7 h 30. Cet après-midi, nous côtoyons l’île d’Anticosti…

Du jeudi 18 septembre :Vers 10 h, nous passons devant l’île Belle-Île et nous entrons dans l’océan. A 11 h, nous visitons la cuisine. Ça commence à ballotter… Tous les frères, sauf le frère Jean-Pierre, doivent s’aliter. Je suis resté au lit par prudence sans rien prendre jusqu’au vendredi soir au souper.

(Note : nos soirées consistaient surtout à jouer aux cartes)

Du dimanche 21 septembre : Je sers la messe de 7 h 30. Il y a beaucoup de monde à la messe. Réunion des 5 frères pour l’itinéraire terrestre. Achat du billet Liverpool-Londres. En soirée : réunion des frères dans la cabine A 27 pour un petit party.

Du lundi 22 septembre : Nous entrons dans le fiord qui nous conduit à Greenwock. Que c’est beau la terre! Ce qui m’étonne d’abord, c’est le style des maisons et la verdure des pâturages. Les Écossais descendent à 11 heures… Après souper, nous entrons dans le port de Liverpool. Grande activité! Jeu de lumière féerique! Le bateau jette l’ancre à 11 h. Comme notre Anglais est descendu ce matin, Anselme moi en prenons à notre aise jusqu’à minuit.

Du mardi 23 septembre : Descente du bateau à 9 h. Aucune difficulté aux douanes. Le train part à 9 h 25. La campagne est bien cultivée. Il y a des ponts à tous les passages à niveau. Arrivée à Londres à la gare Euston à 2 h. , sous la pluie. Nous nous rendons d’abord au Regent Palace Hotel : pas de place. On nous réfère au Strand Palace, au cœur de Londres. Je loge dans la chambre 894 avec le frère Louis-Omer. Sous la pluie, nous allons visiter la cathédrale St-Paul : magnifique! Souper à l’hôtel : long et assez cher!
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Voilà, mon cher Florian, avec un luxe de dates et de mentions d’heures, quelques épisodes de notre traversée. J’ose croire que cela te convient. Bonne journée!
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Retour à Mémoires ...  Vol II no 21 De Montréal à Rome

Café Culturel Église

Nous avons abordé lors de notre renconte du  28 août la question de l'Église dans le monde d'aujourd'hui.

Je viens de prendre connaissance de l'émission de Second Regard du dimanche le 19 septembre qui abordait cete question.  On y voit plusieurs témoignages et quelques entrevues plus explicites. Parmi ces entrevues il y a celle de Laurette Lepage qui fut un temps chargée de l'enseignement religeux à notre collège Roussin à Pointe-aux-Trembles . Madame Lepage a aussi écrit  une lettre au Cardinal Ouellet qui exprime tout haut ce que plusieurs pensent tout bas.
Peut-être, comme moi, avez-vous manqué ce reportage. Un clic sur le lien suivant vous y donne accès
Second Regard (il faut attendre quelques secondes avant le début de l'émission.)

Par ailleur Le site des Franciscains séculiers a publié quelques articles écrits par Laurette Lepage et publie souvent des reportaghes intéressants sur l'actualité de l'Église.

On s'en reparle!

Florian

Bo-Max aux Éphémérides 1 Reprise

BoMax est peut-être celui d'entre nous qui fut le moins affecté par les ans. Ses éphémérides aussi, c'est comme s'il les avait écrites la veille, même vivacité de l'esprit, même éclat d'expressions sonores, concision aussi avec juste un petit soupçon d'émotions qui les rend  savoureuses.

Les Éphémérides à BoMax


Elles sont toujours, même en nos temps "cybernetisés", une documentation incontournable à tout essai historique.



Deux controverses posthumes (entendons, après que Jesus Magister eut rejoint en 1970 l'humus commun à tous les mortels) ont agité les questionnements des pionniers survivants à Jesus Magister.


La première controverse


La première mettait en cause le voyage de retour de Londres des frères Marcel, Maximien et Florian.

On s'en souvient, Marcel, en fureteur discret avait retenu l'attention d'un piloge américain renccontré au hasard d'une visite touristique à Zurich. Cet américain s'était procuré une Mercedez en Allemagne et devait la faire vérifier à un garage de Milan. Marcel a profité de l'information pour "plugger" son poulain, Florian qui se présentait alors comme novice italophoone. Ce qui nous fit faire à Marcel et à moi un mémorable voyage à travers les Alpes de Zurich à Milan. La question de l'heure: BoMax était-il du voyage? Les Éphémérides de BoMax ont résolu cette énigme qui prêtait flanc à de multiples hypothèses plus ou moins farfelues. Voyez comment Laurent, alias BoMax, a tranché le noeud gordien de sa hache Ephémérides.


J'imagine que vous aimeriez lire de temps en temps sur ce blogue d'autres bribes des Éphémérides à BoMax concernant la vie des pionniers de Jesus Magister campés à Via del Mascherone. Des démarches ont déjà été entreprises auprès de l'auteur pour faciliter la diffusion de ces fameux documents fossiles. Vous n'avez qu'à présenter votre demande directement à l'auteur ou par l'intermédiaire du blog et Laurent vous répondra sûrement avec la rapidité d'un Bomarc.

Qu'a-t-on fait tel jour? Qui était avec qui? Quelle température faisait-il? Combien de "monde sans bon sens " assistaient à la cérémoonie...etc.. Elles trouveront réponse à tout..

La suite- Reprise 2 - déroulement