dimanche 6 novembre 2011

La dernière tranche

Le mardi 1er septembre 1959 :  À 8 h 30, nous  partons pour St. Albans. Les frères Raymondien (Hervé Goulet) et Cécilius de la Nouvelle-Angleterre sont ici  et doivent partir demain matin (pour Rome?) Nous avons une « petit prise d’habit ».

Le jeudi 3 septembre 1959 : Panne d’essence en allant à la messe. Nous arrivons plutôt pour la messe de 7 h 30 que pour celle de 7 h.

Le samedi 5 septembre 1959 :  Avec cinq frères et le professeur nouvellement arrivé, je me rends à Luton pour voir une partie de football.  C’est très intéressant; plusieurs ressemblances avec le hockey. Le gardien en couvre grand! Résultat : 0 à 0!

Le vendredi 11 septembre 1959 :  Avec le frère Marcel et le frère Florian, je pars pour Londres par le train de 7 h. Nous allons à la messe à l’église du Cœur Immaculé, Brompton Road. Je vais ensuite au fameux Tower Bridge, puis je visite les Tours avec la salle des joyaux de la couronne.

Après dîner, nous allons au British Museum où nous voyons le codex Sinaiticus et le codez Alexandrinus.  J’ai regardé avec intérêt certains manuscrits de Mozart, Haendel, Berlioz, Dvorak, Wagner.

Nous allons souper à notre maison de pension : une demi-heure de bus no 9, près du pont Hammersmith. Après souper, nous allons au cinéma Warner pour voir le film The Nun’s Story :
Très émouvant, touchant, bouleversant parfois… Nous en avons discuté plusieurs fois tous les trois.

Le samedi 12 septembre 1959 :  À 10 h 30, nous nous rendons au parlement : visite très intéressante avec de bonnes explications.  Avec le frère Marcel, je me rends à un magasin de musique Georges Street. Bernique! Il fallait se rendre à St. Georges Street.

À 14 h 30,  nous assistons à MY FAIR LADY au théâtre Royal : merveilleux, richesse des costumes, opulence du décor, célérité dans le changement du décor, musique fort agréable (et bien connue parce que nous l’avions sur disque à Mascherone).

À  17 h 30, nous nous rendons au Trafalgar Square où nous nous reposons un peu. À 18 h 50, je prends le chemin du retour. Les deux autres iront demain à Cantorbury. J’arrive à St. Albans vers 20 h. Fido (le sympathique petit chien) est joyeux.  Les frères de la maison sont partis depuis ce matin pour quelques jours de vacances sur une île en face de Southampton.

Le lundi 14 septembre 1959 : Je me rends à la messe à pied. J’écris au frère Jean-Pierre qui se trouve à Albano. Magnifique température. Les frères de la maison arrivent vers 23 h.

Le mardi 15 septembre 1959 :  Lever tardif. Messe à 7 h 30. Les frères préparent fiévreusement leur classe. Je peinture une moulure dans la classe du frère Peter.

Le jeudi 17 septembre 1959 :  À 9 h, 220 élèves dont 80 nouveaux se réunissent pour connaître leurs professeurs et rentrer en classe.  Je m’occupe du restaurant (entendons par là un simple comptoir où l’on vend des friandises). Ah! l’argent anglais! Nous avons de la difficulté à comprendre certains clients.

Le vendredi 18 septembre 1959 :  Première journée complète de classe. Dans l’après-midi, le frère Marcel enseigne l’anglais et le frère Florian, la religion, en remplaçant le frère Felix qui se rend à Londres.  Je m’occupe du restaurant et je commence à mieux comprendre.

Le samedi 19 septembre 1959 : Cet avant-midi, j’ai lu dans « Le silence de Dieu dans la littérature contemporaine » de Barjon, s.j. J’ai fait un peu de philo avec Sertillanges.

Le mercredi 23 septembre 1959 :  Je joue au tennis avec le frère Florian après dîner. Tous les élèves sont en activités sportives. Le frère Ambroise s’absentant, je le remplace dans KELLS pour le départ des enfants.

Le jeudi 24 septembre 1959 : Je finis de peinturer la petite clôture qui borde le chemin de l’entrée.

Le vendredi 25 septembre 1959 :  En après-midi, j’aide le frère Alfred à mettre du papier goudronné derrière la chapelle pour couper le vent et le froid.

Le samedi 26 septembre 1959 :  Nous nous consultons tous les trois (Marcel, Florian et moi)
sur l’itinéraire de notre voyage vers Rome. En après-midi, je joue au tennis. En simple, j’ai gagné un set contre le frère Florian.

Le lundi 28 septembre 1959 :  Au dîner, le frère Directeur (brother Eugene) nous annonce la fondation prochaine d’une paroisse dans cette région du collège. Le cardinal demande que nous hébergions le futur curé. Il logera probablement au « lounge » (petite maison située à l’entrée de la propriété). Le frère Alfred et moi commençons à faire de la propreté dans ce « salissime » coin.

Le mardi 29 septembre 1959 :  Je cire le plancher de la chambre du curé et j’installe son lit.

Le mercredi 30 septembre 1959 :  Le frère Marcel se rend à Londres pour acheter nos billets de chemin de fer. Il achète aussi plusieurs extraits de MY FAIR LADY.  Le frère Florian enseigne « les belles-lettres » à trois petits écoliers en retard dans ce domaine.

Le jeudi premier octobre 1959 : Le frère Marcel doit retourner à Londres : sa montre est retenue aux douanes. Je m’occupe du restaurant.

Le vendredi 2 octobre 1959 : Avec le frère Marcel, je prends quelques photos. Nous allons ensuite visiter l’Abbaye. Nous achetons une boîte de balles de tennis pour en faire cadeau aux frères. Je me rends aussi voir l’église St. Michael.  En bicyclette, je me rends au terrain de football pour voir les jeunes tenir un exercice.

Le samedi 3 octobre 1959 : Je lave un peu de linge et fais la propreté de ma chambre et de la salle de bain.  Après dîner, nous essayons nos balles de tennis. Avec le frère Victor, je gagne 2 sets 9-7 et 6-3 (on se croit à Rolland Garros ou à Wimbledon ah! ah!).  Après la prière du soir, nous avons une petite fête. Nous avons beaucoup de plaisir à conter des histoires.


Le dimanche 4 octobre 1959 :  Après déjeuner, photo d’adieu et salutations. Le frère Victor vient nous conduire à la gare Victoria et il nous est d’un précieux secours. Le train part à 10 h. pour Douvres. Nous prenons le bateau INVICTA pour Calais. Nous y accostons vers 14 h 15. Nous prenons le train pour Lille. À 17 h 45, nous prenons celui de Tourcoing. Un monsieur, ancien séminariste chez les Pères Blancs,  nous conduit chez les frères.  Nous sommes bien accueillis. Après souper, nous donnons la main aux juvénistes : ils sont 24 jeunes pleins de vie.

Le lundi 5 octobre 1959 :  En avant-midi, le frère Noël, recruteur, nous conduit à Vimy au monument des Canadiens morts au cours de la première guerre mondiale. Nous avons visité les tranchées et les souterrains. C’est vraiment émouvant. Il y eut 60,000 morts parmi les soldats canadiens.

En après-midi, nous visitons la Trappe du Mont-des-Cats.  Nous visitons la fromagerie, l’industrie du gaz provenant du fumier, le cimetière, le réfectoire, la salle du chapitre et la chapelle conventuelle. Nous avons vu l’original du tableau « St Joseph et l’Enfant Jésus » du frère Marie-Bernard. Nous allons ensuite à Ypres, en Belgique. Nous visitons la cathédrale où Jansénius fut enterré; elle fut entièrement refaite après la première guerre mondiale.

Le frère Florian et le frère Marcel partent ce soir pour Zurich.

Le mardi 6 octobre 1959 :   Je prends le train de 8 h pour Paris. J’ai une chambre à Jean-Dolent. Je rencontre le frère Roger d’Arthabaska, le frère Louis-Omer, le frère Fernand de Granby et les frères Camille et Étienne.

Le mercredi 7 octobre 1959 :  Cet après-midi, je vais au salon de l’automobile. Quelles belles voitures! J’ai vu la FALCON (dernière-née de Ford  à cette époque,  si je ne m’abuse) et la CORVAIR (dernière-née de Chevrolet, toutes deux dites petites voitures).

Le jeudi 8 octobre, 1959 : Hier soir, je suis allé voir « Les pêcheurs de perles » de Bizet à l’opéra-comique. Ce soir, avec le frère Roger, je vais à la comédie pour voir « L’école des femmes » et « L’impromptu de Versailles ».

Le samedi 10 octobre 1959 : Ce matin, j’ai acheté mon missel FEDER et j’en suis bien content.

Le dimanche 11 octobre 1959 : À 21 h, nous avons une petite réunion chez le frère Étienne. Je leur fais mon au-revoir.

Le lundi 12 octobre 1959 :  À 8 h 07, en route pour Rome. J’avais un billet pour passer par la Suisse. Le train ayant été divisé à cet effet à Dijon, il arriva que j’étais demeuré dans celui qui passe par Modane-Turin. Tout s’est bien arrangé. Dîner succulent à bord, mais cher! Quels beaux paysages dans les Alpes alors que le soleil nimbe de gloire les sommets neigeux des pics.

Le mardi 13 octobre 1959 : À 5 h 30, arrivée à Rome. À 6 h, je suis à la maison. Joie de saluer mes confrères arrivés vendredi dernier. Repos…

dimanche 19 juin 2011

Café culturel - La vie religieuse aujourd'hui

Être prophète c'est avoir la parole dans l'image.
Être sage, c'est voir l'idée dans la parole
Armand Abécassis
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Au terme du volume II de "Mémoires à l'ultraviolet", je suis hanté par la question de la vie religieuse dans le monde d'aujourd'hui. Quelle est sa pertinence ? À quels besoins peut-elle ou devrait-elle  répondre ? Quelles formes doit-elle prendre ou abandonner ? Les frères éducateurs d'aujourd'hui, ceux qui ont vécu "intra muros" la débacle de la fin du XXe siècle, dépossédés de leur mission apostolique institutionnelle, parviennent-ils à "recyc ler" leur vie religieuse, à lui redonner un sens porteur pour eux-mnêmes et pour le milieu dans lequel ils vivent ?

Ces questions, je les ai posées à tout venant. Aujourd'hui, Brother Marcel S. C. y répond en neuf point bien ciselés qui font ressortir le caractère prophétique de la vie religieuse. Vos commentaires ou vos propres réflexions sur le sujet apporteront de l'eau au moulin de notre Café culturel "extra muros" Bonne lecture.

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Cher ami Florian,
      I will attach to this email a document I wrote recently on the Refoundation of Religious Life: Refoundation II.
I have another document I will send to you when I get home: "My Fix on the Religious Life of the Future" or something like that.      For now, I'll give a few thoughts on the question you presented.
1. Vat. II was the big bang of our times, a first response to the paradigm shift we are experiencing.  It made Religious Life aware of and issued a call to Religious to renew so as to be relevant to modern people.
2. The difficulty of responding to this was that the Church had taught for centuries that truth never changes and condemned modernism as a grave error.  Add to this the tendency of church leaders to "restore" the Church to pre-Vatican forms and ways, any kind of re-envisioning of religious life is extremely difficult.
3. Somewhere around Vatican II, we Brothers moved from a quasi monastic spirituality to an apostolic spirituality and even more into the evolution of spirituality for our times.
4. New concepts emerged from Vat. II.  The vows: poverty is seen now as availability; chastity, as loving relationships; obedience, as the listening of the community (all Christians) to the working of the Spirit.  God: a new concept of God and creation emerged, the result of a new consciousness of life and revelation.  The way of creation is now seen as the primary revelation, God being at the heart of creation and of the universe.  Relationships: We seem to realize more and more that Jesus was concerned with relationships, with awareness and how God's grace is a gift to everyone, to all of creation.  Everyone and all things are the subject of God's love and that his call is to freedom for all, to life in its fullness.
5.  The sense of Religious Life before Coindre, during his time and after, was fixed by Church law or Church leadership, but it was the context of a "work force" which constituted the response to the dream and vision of the founders.  The vision of the founders was very prophetic in that it gave rise to a response to an urgent need, to the dehumanized condition of peoples and areas of the world.  Work force and institution was necessary to give form and stability to the founder's response, but it is not of the essence of religious life.  Religious life is a prophetic life form, and like Jesus, not hierarchical, institutional, cultural and social.  It seems the call to religious life today is to recover its prophetic character and give us its traditional institutional work and character.
6. Vat. II based vocation on baptism, which in practice gave the laity the right to ministry, to do what we did for many years.  In fact, lay people have taken over our schools, correctly so, and it will likely be their ministry to continue catholic education and improve it.  The New Orleans Province has been preparing our lay partners for catholic education for more than 30 years now.
7. The theme of our recent Chapter was "A Call to Prophetic Ministry," which to me indicates that we must try to recover our prophetic character.  Like Coindre, our prophetic character must lead us to go in response to urgent and glaring needs, to minister to the unmet needs of the next level of awareness and spirituality.
8. Some aspects of religious life today are: shared prayer, communal spiritual discernment, participation in ministry, a new kind of availability, giving more importance to relationships.
9. Refoundation of religious life seems to be the name of the game today, because the context of foundation no longer exists, that is, the specific urgent need no longer exists, and the prophetic aspect of foundation is no longer there.
     Voila!  I would be happy to continue this conversation if anyone wishes to do so.   Marcel

lundi 13 juin 2011

Éphémérides à Bo-Max - Juin de Rome à Paris il y a 52 ans



Le lundi 1er juin 1959 :  À 5h 50, nous donnons la main au frère Innocencio. Le frère Directeur et le frère Jean-Pierre vont le reconduire au train.

Le jeudi 4 juin 1959 :  À 8h 30, examen d’apologétique. Cinq thèses au choix. La plupart prennent la résurrection.  J’en ai écrit 10 pages!

Le vendredi 5 juin 1959 :  Fête du Sacré-Cœur. Nous nous rendons à la maison généralice pour la messe de 10h 30.  Le père Sidonien  o.s..b.  préside avec le père Brousseau s.j. comme diacre et le père Langevin s.j. comme sous-diacre.  (Avant le concile, évidemment!) . Le chœur exécute assez bien la messe « Te Deum Laudamus » à 2 voix de Pérosi.  Au cours de l’après-midi, j’ai  pu faire un peu de lecture tout en écoutant quelques disques. J’ai aussi joué un peu de piano.  Plusieurs sont allés à St-Pierre pour assister à l’heure sainte présidée par le Saint-Père de 18h à 19h. Après souper, je joue au « 500 » avec  les frères Victorius, Bruno et Charles-Yvon. Les frères Directeur (Maurice Boisvert) et Guy ont l’amabilité de venir nous reconduire.

Le mercredi 10 juin 1959 :  À 3h 30, je suis au Latran pour l’examen de dogme par Don Molari : j’étais un peu erratique et craintif. Un bon morceau de passé!

Le jeudi 11 juin 1959 :  Le frère Provincial (frère Léandre Lavertue) m’autorise à me rendre en France et en Angleterre… Les frères Marc-Henri (Lucien Goulet) et Léo (Léo Martel)  seront les deux prochains grands novices (de la province de Sherbrooke).

Le vendredi 12 juin 1959 :  À 8h 30, examen du théologie pastorale catéchétique du frère Anselmo.  Tout a bien été.  En après-midi, je vais changer les disques ( à St-Louis-des-Français) avec le frère Jean-Pierre.

Le mercredi 17 juin 1959 :  Depuis samedi dernier : étude intense de l’Écriture Sainte.  Ce matin, je me rends au Latran pour l’examen. Je pige une question sur l’A.T. et une sur le N.T. : l’inspiration et le plan du sermon sur la montagne de Matthieu. Tout a  très bien été.

Le samedi 20 juin 1959 :  À 11h 45, je passe l’examen  d’histoire de l’Église : Boèce et Cassiodore; la Réforme de Cluny; les Cathares et les Vaudois : bien, très bien! Enfin en vacances!

Le dimanche 21 juin 1959 :  Grand-messe à St-Anselme avec le frère Raymond. Retour par St-Grégoire-du-Mont-Coelius.  Vêpres à St-Anselme (15 h), seul. Crème glacée et eaux gazeuses à la collation!

Le lundi 22 juin 1959 : Avec les frères Florian et Raymond, je vais visiter les catacombes de Saint-Callixte. Nous nous rendons aussi au cimetière des 300 morts exécutés par les Allemands, les Fosses Ardeatine.(1)  Nous allons ensuite à l’église Saint-Sébastien.

Le mardi 23 juin 1959 :  Nous nous rendons souper à la maison généralice à l’occasion du départ des grands-novices.  Le frère Charles-Émile (Granby) remercie les autorités avec finesse et délicatesse.  Nous nous donnons la main après le prière du soir, puis revenons à la maison. Dix partent ce soir; les autres, demain matin à 7 h.

Le mardi 23 juin 1959 :  Cet avant-midi : ménage et valise… À 17 h, on vient nous chercher avec nos bagages pour la maison généralice. Vive le grand air!

Le jeudi 25 juin 1959 :   Avec les frères Guy et Charles-Yvon, nous allons à la mer, à 15 milles de Rome environ. Soleil cuisant! Quel bon bain nous prenons! Nous dînons à l’ombre des grands pins. Jeux de ballon-panier. Je reçois un ballon sur mes lunettes durant la sieste : rien de brisé, heureusement. Pendant que certains retournent au bain après les jeux, je reste à  l’ombre avec les frères Louis-Omer et Raymond : ce ne fut que sagesse.  Retour à 17h 30 environ. 

Le vendredi 26 juin 1959 :   À 10h, je me rends à l’Americain Express avec les frères Victorius, Marcel et Florian pour l’achat des billets et des chèques de voyageurs. Réservation à la gare.

Le dimanche 28 juin 1959 :  Je prépare mes valises. Plusieurs se rendent à St-Pierre assister aux premières vêpres des saints Pierre et Paul auxquelles assiste le Saint-Père.  Nous soupons à 18 h. À 18h 45, nous partons pour la gare en voiture, avec le frère Guy.  Nous quittons Rome  à 20 h 35. La nuit est chaude. Je ne dors presque pas. Notre compartiment est plein.

Le lundi 29 juin 1959 :  Vers 6h, nous sommes à Milan. Nous passons aux douanes à Domodossola.  En Suisse, nous passons dans un très long tunnel de 12 km.  Quel beau pays que la Suisse! Les montagnes sont splendides, des maisons s’y accrochent en grappe.  Les plaines sont toutes cultivées : vergers, vignes et potagers. Le flanc des montagnes est aussi cultivé.  Nous contournons le lac Léman. Le temps est un peu lourd.

À 12h 30, nous descendons à Genève. J’achète mon billet pour Paris immédiatement.  Nous logeons Mont-Brillant en face de la gare  ( J’ai encore la petite carte-réclame du dit hôtel) Le frère Marcel a une chambre, seul; je loge avec le frère Florian. Belles chambres avec radio, téléphone, eau chaude et eau froide.  Nous dînons dans nos chambres avec les restes du lunch apporté de Rome.  (Que nous étions économes…!)  Nous prenons l’autobus pour l’O.N.U. : quel monument! Nous prenons quelques photos (que je conserve encore).  Nous faisons le reste de notre trajet à pied. Nous longeons le lac, passons au débarcadère du Mont-Blanc et le pont du même nom. Nous admirons l’horloge fleurie au jardon des Anglais, puis nous montons voir la cathédrale St-Pierre (calviniste).  Chapelet à la basilique Notre-Dame. Excellent souper à l’hôtel.

Le mardi 30 juin 1959 :  Je me suis rendu à la messe à Notre-Dame; j’ai même servi deux messes. Nous payons l’hôtel avant dîner afin de ne pas avoir à payer davantage.  Nous dînons à un autre restaurant. Pluie torrentielle!

Le frère Marcel, étant un peu indisposé, prend un tour de ville en car. Avec le frère Florian, nous visitons l’université et sa magnifique exposition; nous  nous rendons près du grand jet d’eau, allons à l’église St-Joseph;  visitons l’église russe aux admirables et riches icônes; examinons le monument du protestantisme à la promenade des Bastions; allons au conservatoire, récitons l’office et le chapelet à l’église Sacré-Cœur, puis rejoignons le frère Marcel à la gare pour un souper au buffet.  Nous allons ensuite au concert des Jeunesses Musicales de Suisse : le concerto en ré mineur pour piano de J.S. de Bach.  Notre train part à 23h 10 pour Paris. Arrivée à Paris à 7h 15.

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(1) Fosses Adreatines - Frère Normandin nous donne à ce sujet l'information suivante:
          La Documentation catholique no 2466 du 17 avril 2011 reproduit le discours du pape Benoît XVI prononcé au Fosses ardéatines lors d'une visite privée, le 27 mars dernier.
335 civiles tués dont 75 juifs.  Voilà pour un petit complément... Bonne journée!





mardi 8 mars 2011

Marcel nous branche sur le Docteur angélique

Voici de quoi à fourrer dans votre besace de sagesse. C'est bon  comme le dernier jour de la création et bon à tout usage. Merci à Marcel de nous partager la source de ses sagesses.

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Dear All,
     Wrong!  Not another "blond joke," or "redneck invention," or "the colors of nature."  Something very different: inspiring thoughts of the mind from St. Thomas Aquinas.  Each is worth a day of meditation.
1. In the fielf of human science, the argument from authority is weakest.
2. There is nothing that does not share in goodness and beauty.  Each thing is good and beautiful by its own proper form.
3. Evil does not exist, except in a good subject.
4. In every good, the supreme good is desirable.
5. All desires presuppose love as their first root.
6. All fear springs from love.  Ordered love is included in every virtue, disordered love in every vice.
7. Malice consists in emptiness.
8. Love is absolutely stronger than hate.
9. No human truly has joy unless that person lives in love.
10. The human person has a natural urge toward complete goodness.
11. Sins are as preposterous in morals as monsters in nature.
12. Every judgment of conscience, be it right or wrong, be it about things evil in themselves or morally indifferent, is obligatory, in such wise that whoever acts against conscience always does moral evil.
13. It must be said flatly that the will that disobeys conscience as reason's dictate is always in the wrong.
14. It is against reason to burdensome to others, showing no amusement and acting as a grouch.  Those without a sense of fun, who never say anything ridiculous and are cantankerous with those who do, these are vicious and are called grumpy and rude.
15. Justice without mercy is cruelty; mercy without justice is a waste.
16. Two main reasons why people fall shart of justice - deference to the powerful and deference to the mob.
17. Person signifies what is noblest in the whole of nature.
    If you got this far, you are a saint!!!   Marcel/Brother
P.S. Found in America, Feb. 21, 2011.


Une autre tranche d'éphémérides maximiennes

Voici un autre vol pour Rome 1959 à l'écoute d'une carotte de la vie à Mascherone en temps ordinaire. Merci à Max de faire encore vibrer ces cordes de jeunesse.
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Le dimanche 1er mars 1959 :  Cet après-midi, les frères Antoine et Charles–Étienne viennent nous rendre une courte visite. Le frère Antoine (Arthabaska) a la permission de faire un séjour d’un mois en France pour suivre un cours de civilisation française.  (Important à souligner, car cette « percée » nous permettra d’en bénéficier à notre tour).  Courte promenade avec le frère Marcel le long du Tibre.

Le mercredi 4 mars 1959 :  Avec le frère Raymond, je vais me faire couper les cheveux à la Casa generalizia. Les grands novices sont allés à l’audience publique du Saint-Père. Les évêques Lemieux, Pelletier,  Desrochers et Paré prennent le souper à la maison généralice ce soir.

Le vendredi 6 mars 1959 :  À la collation : panne d’électricité majeure. Moult « fiouses » ont pété!

Le dimanche 8 mars :  Avec le frère Marcel, je vais à la grand’messe à St-Anselme : très beau chant, excellent organiste. Au retour, visite de St-Alexis, Ste-Sabine et Ste-Marie-du-Cosmedin.

Le jeudi 12 mars 1959 :  Comme nous sommes invités à chanter les vêpres dimanche prochain, je me rends à la maison généralice pour prendre des Delporte (livre de cantiques bien connu) et des Plain-chant.

Le dimanche 15 mars 1959 :  À 9 h 30, le père Claudio Guiseppone célèbre sa première messe. Le Padre Generale l’assistait.  La petite chapelle était pleine à craquer de parents et d’amis. J’ai réussi à me trouver un coin au jubé. Un groupe de 8 enfants à la voix rauque et les scolastiques ont chanté à 3 voix mixtes une messe et quelques cantiques. Un violon et l’harmonium accompagnaient le chœur…

Cet après-midi, à 15 h 30, nous voyons la partie de hockey Canada-Tchécoslovaquie à la « TiVu ». : 5 à 3 pour les méchants.  Cependant, par leur victoire de 3 à 1 sur les Russes et celle d’hier sur les Américains, le Canada a gagné le championnat mondial. …

Vers 19 h, nous sommes invités à un goûter intime au réfectoire avec le Père recteur, le  nouveau prêtre et un autre scolastique : vins délicieux et gelati.

Les frères Innocencio, Louis-Omer, Marcel et Jean-Pierre chantent les vêpres. ( Dove sono gli altri se non pregando nella capella?)  J’accompagne à l’humble harmonium.  Le tout fut bien apprécié.

Les lundi 15, mardi 16 et mercredi 17 mars 1959 :  Nous avons une conférence de Mgr Louis Cerfaux de Louvain portant sur « L’historicité de Jésus » et «  Le message chrétien de saint Paul ».

Le jeudi 19 mars 1959 :  Fête de saint Joseph. Nous sommes invités à chanter le salut au Saint-Sacrement en l’absence des scolastiques et des novices.

samedi 19 février 2011

Éphémérides maximiennes

Nouvelle tranche des éphémérides maximiennes de JESUS MAGISTER
de la prime année (1958-1959)

Le dimanche 25 janvier 1959 :  Le Saint-Père annonce la tenue d’un Concile œcuménique à St-Paul-hors-les-Murs en même temps qu’un synode diocésain, une mise à jour du Code de droit canonique et la publication du droit pour l’Église orientale.

Le samedi 31 janvier 1959 :  Derniers cours du premier semestre! Les professeurs sont encourageants pour les examens.  Le frère Marcel reçoit le disque MY FAIR LADY…

Le mardi 3 février 1959 :  À 15 h, je pars avec le frère Louis-Omer pour l’examen de Droit canonique. Tout va bien. Nous avons eu 9 sur 10 tous les quatre (les deux autres seraient-ils Florian et le Nabi?).

Le vendredi 6 février 1959 :  Vers 10 h 45, je me rends à l’Université avec le frère Louis-Omer pour l’examen oral de dogme. Don Molari est très très fatigué. Interrogation de 10 minutes environ. Très bien!

Le samedi 7 février 1959 :  Je me lève vers 5 h pour  étudier avant la prière. Examen écrit sur l’anthropologie chrétienne du cours du frère Émile Griéger. C’est vraiment minuté : 8 h 30 à 9 h 30 précises.

Le dimanche 8 février 1959 :  Je vais prendre une marche de deux heures avec le frère Louis-Omer. Nous nous rendons au Collège canadien… Nous allons à Ste-Marie-des-Anges. Sur la via Nazionale, nous rencontrons une foule immense de spectateurs qui admiraient les costumes des enfants habillés en mascarade. Quelle richesse dans ces costumes, quelle variété : petits chinois, petites japonaises, fées, pompadours, indiens, cow-boys, gladiateurs, lapins, canards…  (Le mercredi suivant sera le mercredi des cendres).

Le vendredi 13 février 1959 : Reprise des cours avec de nouveaux professeurs : f. Anselmo pour la théologie pastorale catéchétique et le révérend Père Évode Beaucamp, o.f.m., pour l’Écriture Sainte.

Le jeudi 19 février 1959 :  À 17 h 30, conférence du Père Jean Danéliou, s.j., à St-Louis-des-Français sur  « L’Église et le progrès scientifique au 4e siècle ».  Je résume la conférence et, avec le frère Louis-Omer, nous la mettons au propre. ( Hélas : aucune trace dans mes archives!)

Le vendredi 20 février 1959 :  Le frère Jean-Pierre est grippé depuis 4 jours. Rechute. Ce soir, il va un peu mieux.

Le mercredi 26 février 1959 :  À 17 h 30, à l’Institut Biblique, le Père Gélineau s.j. nous a donné une magnifique conférence sur les Psaumes. Il y eut une audition musicale. Assistance très nombreuse et fort satisfaite si l’ on en juge par les applaudissements. 

Le jeudi 27 février 1959 :  Il est 11 h 40; j’arrive de la télévision : partie de hockey Canada vs Italie à Cortina : 8 à 2 pour le Canada. Quel jeu de salon on doit jouer ici! La Canada compte pendant qu’il était à court de 2 joueurs. Plusieurs fois le Canada a joué avec deux hommes en moins et aucun point n’a été compté contre lui… Ça fait du bien de voir jouer au hockey! Les « Canayens » sont là!

lundi 10 janvier 2011

Éphémérides magistériennes


Pour bien enraciner 2011 dans un tonus de vie qui ne se dément pas, voici quelques rappels de ce que furent nos temps de grâces et de célébrations "chrismatiques" Merry Christmas" 


Périodes des Fêtes 1958


            Voici quelques traits du quotidien. Des choses qui nous paraissent plutôt banales plus de 50 ans après. Mais vécus pour la première fois « in illo tempore », ces événements prenaient une certaine importance.  En voici quelques extraits.

Le samedi 20 décembre : Après dîner, je m rends à la maison généralice avec le frère Marcel pour pratiquer la messe de Noël. Nous revenons en auto avec le frère directeur Victorius.

Le mardi 23 décembre :  Nos cours se terminent ce midi. Après dîner, nous allons pratiquer la messe et les chants de Noël.  Retour sous  une pluie torrentielle. Tram bondé : j’ai eu toutes les misères à en sortir.

Le mercredi 24 décembre :  à 16 h 30, le frère Charles-Yvon vient nous chercher pour l;a maison généralice. À notre arrivée, nous apprenons la nomination des nouveaux provinciaux de Granby et d’Espagne ainsi que leurs conseillers  ( Je n’en avais pas écrit les noms).  Nous recevons du Révérend Frère Josaphat un disque des « Petits chanteurs de Granby ».

Messe de minuit diacre et sous-diacre. Nous exécutons une belle « Piccola messa » à 2 voix égales. J’ai un solo dans le credo avec le frère Pierre-André (?). Nous chantons des Noëls en 6 langues : français, anglais, latin, espagnol, italien et malgache.

À la communion, les Sœurs renouvellent leurs vœux. À 1h 40, tout était terminé. … Comme cadeaux, les grands novices ont reçu leur chapeau romain.  Cette année, pour la première fois (comme quoi on n’arrête pas le progrès) il y avait deux arbres de Noël : un dans la salle de communauté des frères et l’autre dans la salle de récréation des grands novices…

Dîner succulent avec dinde, vin et champagne (sans doute de l’ASTI SPUMENTE).  Le père Larammé, s.j. était des nôtres. Comme c’est la fête patronale des religieuses ( Ancelle del Bambino Gesù) nous lavons la vaisselle ce midi et ce soir… On vient nous reconduire en auto vers 21 h 15.

Le samedi 27 décembre :  Nous attendions la visite des grands novices cet avant-midi, mais ils n’ont pu venir… À 16 h, le frère Victorius vient nous chercher en cammionnette. Souper au noviciat en l’honneur du père Larammée.  À 20 h, séance au cours de laquelele je chante avec le frère Marcel « Joy to the Wolrd » et « Deck the Hall ». (Le petit programme imprimé que je possède indique aussi une Récitation du frère Louis-Omer et une pîèce d’accordéon exécuté par le frère Jean-Pierre. Quand je dis « exécuté », vous comprenez…ah! ah!)  Retour en voiture vers 21 h 45.


Le lundi 29 décembre :  À 14 h 30, nous partons avec les deux autos de la maison généralice pour Grottaferrata Les juvénistes jouent au foot contre les frères. Le frère Innocencio compte 4 buts. Les juvénistes sont actuellement au nombre de 31 à partir de 11 ans.  Trois frères italeins s’occupent d’eux.

Après la visite de la maison et un léger goûter, nous partons pour Albano. Nous nous arrêterons un moment près du lac Albano : quelle perle enchâssée dans la verdure!  Nous arrivons vers 16 h 45. Les jeunes nous baisent tous la main! Nous visitons la maison : c’est très bien, mieux que je le pensais.  Accueil des plus charmants! Une délicieuse collation nous fut servie. Retour vers 18 h. Voyage des plus intéressants et des plus instructifs!

Le mercredi 31 décembre :  (Après-midi consacré à la visite des crèches de Noël aux alentours de Mascherone) À 19 h 30, heure sainte pour terminer l’année. Après souper, à la TV : beau résumé de l’année. Vers minuit, il y a des feux d’artifices et des « pétards » en quantité jusqu’à 1 h.  Après l’échange des vœux, dodo.

Le jeudi 1er janvier 1959 :  Vers 11 h 20, je pars avec le frère Louis-Omer pour la Casaletto. Dîner regroupant toute la communauté… Depuis deux jours, une vingtaine de jeunes collégiens de Lorient (Bretagne) sont ici. Ils sont charmants et nous causons avec eux.

Le samedi 3 janvier 1959 : Vers 11 h 30, je pars pour le Cristo Re. À 13 h, la curie généralice, les grands novices et nous-mêmes prenont un délicieux banquet avec les frères du collège. Ils ont une magnifique propriété. Après le banquet (2 heures à table), je reviens avec le frère directeur. (Lequel?)

Le dimanche 4 janvier : Cet après-midi, quelques frères se rendent à la maison généralice des F.É.C. pour une réunion d’amitié.  Pour ma part, je reste à la maison pour bûcher dans ma dissertation ( Laquelle?).

Le mercredi 7 janvier :  J’ai un peu de nausée. Je m’absente après le 2e cours; repos, puis ça va mieux.

Le dimanche 11 janvier :  Le frère Jean-Pierre s’étant abonné à la discothèque de St-Louis-des-Français, nous recevons de nouveaux disques à écouter assez fréquemment…. Je découvre « Le Tombeau de Couperin » de Maurice Ravel. (Pour la petite histoire : j’ai écouté la même œuvre à l’Orchestre symphoniqe de Sherbrooke le 22 novembre dernier).
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Merci Laurent pour ces cadeaux! On en veut encore!

Ces éphémémérides qui gardent toujours la fraîcheur des Noël dans la ville éternelle étaient précédées par la diligence de Laurent, d'une autre série non moins importante qui couvre nos premières semaines à Jesus Magister du 28 octobre au 11 décembre 1958.

 Je m'excuse auprès de Laurent du retard apporté à les inscrire.
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Éphémérides de Jésus Magister, 1958.


Je passe sous silence le « HABEMUS PAPAM » du 28 octobre 58  et le couronnement du bon pape Jean XXIII du 4 novembre, deux événements auxquels j’assistais et dont ma description  s’étale sur plusieurs pages.

Allons-y avec quelques notes d’organisation qui nous feront sourire. De nos jours, tout se règlerait en un tour de main.  Mais autre temps, autres mœurs!

Mercredi 29 octobre.  Le frère Victorius (Maurice Boisvert, directeur de la maison généralice) est venu nous apporter des tasses et cuillères pour la collation. Il ne manque plus que le petit poêle.

Jeudi le 30 octobre.   Notre frère directeur achète un petit poêle électrique et une bouilloire pour la collation.

Lundi 3 novembre. Cet avant-midi, je suis allé avec le frère Victorius et le frère Louis-régis acheter un appareil de radio combiné… Haut-parleur de 10 pouces, ondes courtes. Il a coûté environ 110.00 $. Nous le recevrons à 16 h cet après-midi.

Mercredi 5 novembre.  Notre professeur d’apologétique est arrivé. Il est très intéressant. (Dommage que je n’ai pas écrit son nom…). Don Molari fait des efforts en français.  À 18 h, panne d’électricité temporaire. ( la première d’une longue suite…)

Mardi 11 novembre.  Hier, je me suis rendu à la maison généralice avec le frère Louis-Omer pour emprunter un dactylo. Aujourd’hui, le frère Victorius m’apporte un dactylo Royal pour quelques jours en attendant d’avoir la permission d’en acheter un.

Mercredi 12 novembre.  Au dîner, un prêtre des Majorques  vient prendre place avec nous pour apprendre le français. Au souper, un autre Espagnol, sans tambour ni trompette, s’installe à l’autre table. La boîte de biscuits de la collation a beaucoup diminué ces jours-ci!

Vendredi 14 novembre.  À la collation, nous recevons la visite du frère Alexis, assistant. Il vient prendre note de nos  griefs pour en parler à la réunion de demain.

Samedi 22 novembre.  A la collation, le frère directeur nous donne une tablette de chocolat pour célébrer la fête des musiciens.  Enfin on commence à chauffer.

Lundi 8 décembre.  Congé! En plus des deux messes du matin, il y a une grand-messe diacre et sous-diacre à 10h 45. Grand banquet à 13 h qui réunit toute la maisonnée dans le grand réfectoire. Le frère Gonzague est invité. Nous sortons de là vers 14h 45.  Nous recevons la visite des frères Antoine et Jean-Pierre (grands novices d’Arthabaska). Vêpres solennelles à 19h 45.

Jeudi 11 décembre. Nous recevons la visite des frères Bruno et Gaétan, assistants généraux, qui sont arrivés hier du Canada.  Nous recevons aussi nos dactylos ROYAL : très beaux!